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mardi 8 juillet 2025

Tous Léger!

Il reste encore quelques jours - jusqu'au 20 juillet 2025- pour visiter l'expo Tous Léger! au Musée du Luxembourg (19 rue de Vaugirard). L'expo est visitable du lundi au dimanche de 10 h 30 à 19 h, avec nocturnes le lundi jusqu’à 22 h.
Près de 100 œuvres y établissent un dialogue entre Fernand Léger, une figure majeure de l'avant-garde du XXᵉ siècle, et les artistes du Nouveau Réalisme (comme Niki de Saint Phalle, Yves Klein, Arman, Martial Raysse, César), ainsi que des figures du Pop Art américain (Roy Lichtenstein, Keith Haring).

Les thèmes abordés incluent le détournement d’objets, la représentation du corps et des loisirs, et l’art dans l’espace public.
C'est une expo assez ludique à la scénographie immersive : l'espace est très coloré, parfait pour les amateurs de pop art comme moi (et mes enfants !). L'entrée est par ailleurs gratuite pour les moins de 16 ans et aussi pour les moins de 26 ans sous condition de réserver en ligne.
Des séances guidées sont disponibles, y compris en anglais, ainsi que des visites thématiques. Quand j'ai visité, il y avait beaucoup de monde. Si vous en avez la possibilité, je conseille d'exploiter les nocturnes du lundi: il paraît que c'est plus calme.

vendredi 13 juin 2025

Mille et une vies

L’espace Monte-Cristo est un lieu artistique unique consacré à la sculpture contemporaine. Il fait partie de la Fondation Villa Datris, reconnue pour son engagement dans la promotion de la sculpture sous toutes ses formes. Les expositions qu'il héberge, toujours gratuites, mettent souvent en avant le rapport entre corps et matière, ainsi que les matériaux alternatifs.


Au cœur du vingtième arrondissement, cet espace permet une circulation fluide, avec des zones immersives. C'est un lieu que j'aime beaucoup, donc j'en parle à nouveau, en profitant de la nouvelle exposition Mille et une vies, qu'on peut visiter jusqu'au 14 décembre 2025.
Cette exposition explore les différentes facettes de l'identité - corporelle, sociale, biologique - mais surtout hybride et "autre". Elle est organisée de manière accueillante et laisse découvrir les liens entre la sculpture et l’intimité, la vulnérabilité, le corps, les émotions et les sensations mais aussi les rapports entre les êtres. Elle interroge la manière dont la sculpture peut transmettre des impressions sensorielles, tactiles et affectives. 
Des nombreuses activités pour enfants et adultes permettent d'intégrer les perspectives des nombreux artistes. Pour moi qui prépare une thèse sur la construction de l'identité, cette expo est une source inépuisable d'inspiration, mais sa poésie et son caractère ludique sont adaptés à tout public.

samedi 7 juin 2025

Nuit blanche!

La Nuit Blanche 2025 se tient ce samedi 7 juin à Paris, transformant la ville en un immense musée à ciel ouvert de 19h à minuit. La kermesse, qui intéresse toute l'Île de France, célèbre cette année le 7e art en particulier. Des projections, installations et performances inspirées du cinéma seront proposées dans divers lieux emblématiques de la capitale, offrant une expérience immersive et poétique aux visiteurs.

De nombreux musées parisiens participent à l'événement avec des nocturnes gratuites et des animations spéciales. Le musée Picasso est ouvert de 18h à minuit, avec une dernière entrée à 23h30, sans réservation dans la limite des places disponibles. Le Grand Palais présente une installation immersive de l'artiste Ernesto Neto, accessible gratuitement jusqu'à 2h du matin (qui sera visible jusqu'à septembre). Le 59 Rivoli ouvre ses ateliers pour une soirée d'art collaboratif, avec des performances en continu.

Des activités pour les familles sont également prévues. Notamment, l'église Saint-Eustache présente "Tracé tressé", une performance mêlant danse et création sonore improvisée à l'orgue.

Moi, je vais à la fondation groupe EDF voir une expo sur le futur (Ce que l'horizon nous promet) et passer une soirée cool en famille.

Ici la version italienne de ce post



mercredi 5 mars 2025

Le Grand Rex

Le Grand Rex est une salle de cinéma emblématique parisienne. Inauguré en 1932, ce cinéma est un chef-d'œuvre de l'architecture Art déco, connu pour sa façade majestueuse et sa grande salle dotée du plus grand écran de cinéma d’Europe. Son plafond étoilé et ses décors en font un lieu unique et féerique.  

Classé monument historique, le Grand Rex ne se limite pas aux projections de films : il accueille aussi d'autres types de spectacles, dont un spectacle qui combine un film de Noël avec des effets spéciaux en live. Il est également possible d'effectuer différents parcours dans les coulisses, pour y découvrir tous les secrets du 7ᵉ art.


La première photo illustre une maquette de la grande salle du Grand Rex que j'ai vue.... Dans le Grand Rex, en visitant les coulisses. Cette visite permet de vivre toutes les étapes de la production d'un film, y compris la promotion, donc la deuxième photo montre le tunnel étoilé à travers lequel on passe pour promouvoir le film dont on est protagonistes ! C'est rigolo et instructif.

mercredi 26 février 2025

Olga de Amaral

Olga de Amaral est une artiste colombienne née en 1932 à Bogotá, reconnue pour son rôle pionnier dans l'art textile contemporain. Après des études d'architecture au Colegio Mayor de Cundinamarca, elle a approfondi sa formation à la Cranbrook Academy of Art dans le Michigan, où elle a été influencée par les principes modernistes du Bauhaus. Son travail fusionne ces influences avec les traditions artisanales colombiennes et l'art précolombien, créant des œuvres tridimensionnelles qui transcendent les frontières entre peinture, sculpture et architecture.

Depuis les années 1960, Olga de Amaral explore diverses matières telles que le lin, le coton, le crin de cheval, le gesso, et intègre fréquemment des feuilles d'or et de palladium dans ses créations. Ses œuvres, souvent monumentales, sont le résultat de techniques variées comme le tissage, le nouage et le tressage. Elles reflètent une profonde connexion avec les paysages colombiens, notamment les hauts plateaux andins et les vastes plaines tropicales, inspirant les formes et les couleurs de ses pièces.

Parmi ses séries emblématiques, "Estelas" et "Brumas" occupent une place centrale. Les "Estelas", initiées en 1996, sont des stèles dorées composées de structures tissées en coton rigide, recouvertes de gesso, de peinture acrylique et de feuilles d'or. Cette technique s'inspire du kintsugi japonais, une méthode de réparation à la poudre d'or que l'artiste a découverte dans les années 1970. Les "Brumas", commencées en 2013, sont des tissages aériens en trois dimensions, évoquant les brumes et les nuages des paysages andins, avec des fils de coton peints à la main révélant des motifs géométriques simples.

Actuellement, la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris présente une rétrospective dédiée à Olga de Amaral, visible jusqu'au 16 mars 2025. Cette exposition rassemble près de 80 œuvres créées entre les années 1960 et aujourd'hui, dont beaucoup n'ont jamais été exposées hors de Colombie. La scénographie, conçue par l'architecte franco-libanaise Lina Ghotmeh, offre une immersion dans l'univers minéral et lumineux de l'artiste, mettant en valeur la richesse et la diversité de sa pratique artistique.

J'ai adoré cette expo et je vous la conseille. Autrement, pour approfondir votre connaissance de son œuvre, vous pouvez consulter le site officiel d'Olga de Amaral, qui présente une sélection de ses créations, des publications et des actualités liées à son parcours artistique.


vendredi 21 février 2025

Adieu Frankétienne

Aujourd'hui 21 février j'allais écrire un texte sur la Journée internationale de la langue maternelle, proclamée en ce jour par l'UNESCO et observée dans le monde entier depuis 2000. Mais c'est aujourd'hui qu'une triste nouvelle m'est parvenue: celle du décès de l'écrivain et artiste Haïtien Frankétienne, advenu hier en Haïti.

Rappeler Frankétienne en ce jour né pour promouvoir la diversité linguistique et culturelle ainsi que le multilinguisme serait très adapté, si la récurrence n'était pas aussi triste. Frankétienne a en effet largement contribué à la reconnaissance du créole comme langue littéraire, mais il a été un artiste complet qui, en plus de la littérature, a marqué également la peinture et le théâtre en Haïti.

©Manuelcasanovafernandez
Le spiralisme, un mouvement multidisciplinaire dont il est cofondateur, s’inspire du chaos, des spirales de la nature et de la complexité du monde. C'est un monstre sacré de la littérature et de l'art, mais c'est par un poème mineur que je souhaite célébrer son souvenir, un tout petit poème que j'aime relire de temps à autre:

Tu es trop triste
mon amour
Ne plie pas les genoux.
Redresse
le serpent vertébral
pour la danse verticale
d’une si reine
aérienne

(Anthologie secrète, Mémoire d’encrier)



vendredi 14 février 2025

L'océan de Léa

J'ai une bonne nouvelle pour les amants des installations lumineuses: l'exposition L'océan de Léa est prolongée jusqu'à la fin du mois de mars! 

Il s'agit d'une oeuvre d'art immersive reproduisant le fond de la mer et entièrement fabriquée en papier. Les jeux de lumières installés dans certaines composantes de l'oeuvre la rendent particulièrement suggestive.

Il s'agit de véritables sculptures en papier, réalisées chacune avec une seule feuille, sans utiliser de colle et en annulant l'impact environnemental, car le papier utilisé est destiné à être jeté par les usines.

L'artiste parisien, Junior Fritz Jacquet, est revenu aux origines en installant cette exposition à Saint Ouen, dans le même quartier où il est entré en contact pour la première fois avec son art.

L'utilisation de l'ancienne patinoire pour installer l'expo est aussi significative en termes d'urbanisme. L'expo est magique et adaptée à tous les âges. Vous voyez sur la photo l'effet euphorisant sur une adulte! 

À la fin du parcours de l'exposition, vous trouverez un espace origami pour tous ainsi que le matériel et les instructions pour participer à un concours pour enfants visant à reproduire le fond de la mer et à faire ressortir, peut-être, les artistes de demain!

Toutes les infos pratiques ici.

mercredi 12 février 2025

Fil rouge

L'expo la plus émouvante que j'aie vu dernièrement est The Soul Trembles de Chiharu Shiota. Les installations ne sont pas mon art préféré, pourtant, mais dans ce cas, je me suis laissée happer par des espaces repensés poétiquement.

Cette artiste japonaise utilise des matériaux simples pour créer des environnements complexes, souvent inspirées de ses expériences personnelles. Les thèmes comme le sang, le corps, la mort, la mémoire, l'identité, l'avortement évoquent des émotions profondes et suscitent un dialogue sur l'existence.

Les fils de laine ou de nylon qui reviennent dans ses installations représentent les relations humaines.

"Enfilée" dans une œuvre de Chiharu Shiota
Son exposition au Grand Palais a captivé de nombreux visiteurs surtout grâce aux quelques œuvres spectaculaires présentées qui transforment l'espace en un univers à la fois intime et vaste. Les visiteurs de l'exposition peuvent s'attendre à être immergés dans des créations qui jouent avec la lumière et l'espace, rendant chaque œuvre unique. L'art de Shiota est une invitation à explorer nos propres souvenirs et à réfléchir sur les liens qui nous unissent.

Pour plus d'informations cliquez ici 

mercredi 15 janvier 2025

Plans de métro


Le métro culturel de Lucas Destrem

Qui dit Paris dit métro, et ce moyen de transport, si haï par les parisiens, est en réalité un des symboles de la capitale française. Cœur de la mobilité, le métro a inspiré et continue d'inspirer des artistes. Il est facile de se reinseigner sur les bouches de métro Art Nouveau ou sur l'année d'inauguration de ce réseau qui compte aujourd'hui environ 300 stations. Aujourd'hui je vais donc parler de quelques projets moins connus qui n'ont été inspirés que par le plan du métro. Ce dernier est, à lui seul, un objet de design qui inspire une certaine convoitise.
Tout d'abord, un géographe, Lucas Destrem, a crée un plan de métro culturel, dans lequel chaque nom de station qui figurait dans le plan en vigueur au mois de décembre 2020 a été modifié ou remplacé par le nom d'un lieu d'art ou de culture situé en proximité de la station. le projet initial était celui de sortir les lieux culturel de la crise due au covid, mais le plan est en tout cas fascinant et permet d'avoir une mesure de la richesse de l'offre culturelle parisienne. D'un point de vue plus strictement géographique, ce plan détourné de nous confronter avec la toponymie urbaine et avec la diversité et la fragilité des proposition culturelles de la capitale. Il est possible de télécharger gratuitement ce plan ici (au fond de la page). 

Le métro est devenu aussi un mémory en ligne des plus satisfaisants: il suffit de cliquer ici pour insérer de mémoire toutes les stations de métro dont on se souvient: elles paraitront magiquement sur le plan muet ainsi que le pourcentage de station dont vous vous souvenez le nome sur le total des stations. Il faut le faire pour comprendre à quel point c'est gratifiant.
Si vous n'êtes pas à Paris et que la routine vous manque, vous saurez maintenant comment profiter d'un métro virtuel sans les désagréments du quotidien! Bon voyage imaginaire!

mercredi 8 janvier 2025

9 Janvier 1950

Le 9 janvier 1950, les ouvriers de Modena la ville italienne où j'ai passé la plus grande partie de ma vie, furent appelés à une grève provinciale pour protester contre le licenciement de la plupart des ouvriers des Fonderie Riunite d'Adolfo Orsi. Ce licenciement massif visait à permettre l'embauche de personnel qui n'était lié ni à des syndicats ni à des partis politiques.

La veille de la grève, environ 1.500 policiers venus d'autres provinces d'Émilie-Romagne sont arrivés à Modène et, selon la vox populi, beaucoup d'entre eux sont allés se saouler dans un bar avant de se rendre aux Fonderie Riunite. Le fait est que des policiers et des carabiniers gardèrent lourdement les fonderies, se postant même sur les toits de l'usine armés de mitrailleuses et intervenant avec un véhicule blindé et de l'artillerie lourde. Le bilan de la journée s'élève à 6 morts et 200 blessés, certains grièvement. Les personnes tuées sont mortes de différentes manières : certaines touchées à la poitrine, d'autres à la nuque, une lynchée dans un fossé à coups de crosse de fusil.

L'un des 6 morts était Arturo Malagoli, vingt ans, le frère de ma grand-mère, qui était enceinte au moment des événements et qui a décidé de nommer son fils unique (mon père) Arturo, en l'honneur de son frère. Cet épisode a profondément affecté ma famille et celle des autres victimes. L'année dernière, j'ai raconté cette histoire à Valentin Prévôt, illustrateur parisien qui l'a choisie avec deux autres pour la transformer en bande dessinée.

L'affaire constitue une blessure qui ne s'est jamais cicatrisée dans la mémoire des Modénais et la pierre commémorative des victimes se trouve encore à l'endroit où se trouvaient les Fonderie Riunite, dans un point éloigné du centre, peu fréquenté et peu visible. Evidemment, il s’agit toujours d’un épisode qui gêne certains. Le 9 janvier 2019, le collectif FX a dévoilé une fresque murale temporaire (sur papier) à proximité de la pierre commémorative, où se réunissent chaque année des proches des victimes et un représentant des autorités. Les agents de la Digos ont démoli la fresque murale que vous voyez sur la photo de la Gazzetta di Modena avant le début de la commémoration du massacre. La préfecture de police a déclaré à Repubblica (édition de Bologne) que l'intervention était due au fait que le travail avait été jugé inapproprié par les policiers.

Les proches des victimes ont lancé une pétition pour permettre au collectif de réaliser la même fresque sur le mur de l'aqueduc adjacent, et l'ont relancée en demandant à l'administration de placer une plaque à la mémoire des morts sur la Piazza Grande. Aujourd'hui, 9 janvier 2025, la plaque de la Piazza Grande n'existe toujours pas.

samedi 4 janvier 2025

Le street art du 13ᵉ arrondissement

Le 13ᵉ arrondissement de Paris est devenu, au fil des années, un véritable musée à ciel ouvert grâce à ses nombreuses œuvres de street art. Plusieurs artistes de renommée mondiale ont laissé leur empreinte sur les murs du quartier, créant un parcours riche et diversifié pour les amateurs de cet art urbain. Voici un itinéraire que vous pouvez effectuer à pied en 2-3 heures (selon votre rhytme) qui vous permettra de découvrir les plus grandes fresques du 13e arrondissement. N'oubliez pas de visiter ces ouvres pendant la journée, car elles ne sont pas toutes illuminées.

Point de départ : Place d'Italie
"La Madre Secular 2" de Inti – 12, avenue d'Italie
Inti, un artiste chilien, est connu pour ses fresques monumentales empreintes de symboles et de références religieuses et culturelles sud-américaines.
Cette œuvre aux tons chauds représente une figure féminine imposante, un motif récurrent dans l’art d’Inti.
"Grand Eléphant" de ROA – 81, boulevard Vincent Auriol
ROA, street artist belge, est célèbre pour ses représentations d'animaux en noir et blanc, souvent dans des postures réalistes. Ce gigantesque éléphant, peint sur un immeuble, est l'une des œuvres les plus impressionnantes du 13ᵉ.

Dans le 13ᵉ, le street art surgit à tous les coins de rue!

Étape 2 : Rue Jeanne d'Arc

"Liberté, Égalité, Fraternité" d’OBEY (Shepard Fairey) – 141, rue Jeanne d'Arc
Shepard Fairey, plus connu sous le nom d'Obey, est une figure incontournable du street art international, notamment connu pour son célèbre portrait d'Obama. Cette fresque, créée en hommage aux valeurs républicaines françaises, est réalisée dans le style graphique et iconique d'Obey.
"Croisement entre tradition et modernité" de C215 – Rue Jeanne d'Arc
C215, un autre artiste de renom, est originaire de Paris. Il est surtout connu pour ses pochoirs détaillés et colorés représentant des visages de personnes anonymes ou célèbres.
Ses œuvres sont dispersées un peu partout dans l'arrondissement. En vous baladant dans la rue Jeanne d'Arc, vous pourrez en croiser plusieurs.

Étape 3 : Boulevard Vincent Auriol
Fresque de D*Face – Boulevard Vincent Auriol
Cet artiste britannique, connu pour son style pop art, souvent ironique et provocateur, a réalisé une fresque sur un des grands murs du boulevard. La fresque représente un visage stylisé, typique de son approche déconstructiviste des icônes de la culture populaire.
Œuvres de Jef Aérosol – Quai de la Gare (métro 6)
Jef Aérosol, pionnier du street art en France, a orné plusieurs murs du 13ᵉ avec ses silhouettes expressives en noir et blanc.Vous trouverez notamment des portraits d’enfants ou de musiciens dans son style pochoir distinctif.

Étape 4 : Rue du Chevaleret et alentours
"Astronaut" de Invader – Près de la rue du Chevaleret
Invader, célèbre pour ses mosaïques inspirées du jeu vidéo Space Invaders, a disséminé ses œuvres dans tout Paris. Le 13e en possède plusieurs, souvent cachées dans les recoins des rues.
Cette mosaïque d'un astronaute est une référence subtile à l’exploration urbaine.
"Atlas" de Maye – Rue du Chevaleret
L'artiste français Maye a réalisé une fresque de grande envergure représentant un personnage surréaliste à la silhouette allongée, symbole de l'interaction entre le passé et le futur.


Étape 5 : La Butte aux Cailles
Fresques de Miss.Tic – Quartier de la Butte aux Cailles
Miss.Tic est une autre figure majeure du street art parisien, connue pour ses pochoirs mêlant visages féminins et aphorismes poétiques ou engagés.
Le quartier de la Butte aux Cailles, avec ses petites rues et ses maisons colorées, est l’un des endroits où vous trouverez de nombreuses œuvres de l’artiste.
"Boulevard Paris 13" – Fresques géantes du quartier
Ce projet artistique a vu des artistes du monde entier réaliser de gigantesques fresques murales sur les façades des immeubles. Parmi eux, Conor Harrington, Jorge Rodriguez-Gerada, et Pantonio.


Fin du parcours : Parc de Choisy
Œuvres diverses dans le parc – Parc de Choisy
Le parc de Choisy, en plus de ses espaces verts, abrite également quelques œuvres de street art, notamment des créations d’artistes locaux moins connus.
Si vous voulez etre guidé pas à pas, vous pouvez télécharger l'application "Street Art 13" qui répertorie et géolocalise toutes les œuvres du quartier, facilitant ainsi votre promenade.

Si après cet itinéraire, il vous reste encore envie de street art, n'oubliez pas quele Petit Palais héberge une expo d'art urbain qui s'appelle We are here - accessible gratuitement jusqu'au 19 janvier 2025.

lundi 30 décembre 2024

L'année 2024 et la culture

 

La montgolfière abritant la flamme olympique
L'année 2024 à Paris a été marquée par de nombreux événements majeurs, couvrant des domaines variés comme le sport, la culture et l'histoire. Tout d'abord, l'événement phare de l'année a été sans aucun doute constitué par les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Contrairement au choix effectué par plusieurs villes qui ont hébergé les JO, la ville de Paris a choisi de faire dérouler les compétitions dans des lieux emblématiques tels que le Stade de France ou aux pieds de la Tour Eiffel.

En parallèle des compétitions sportives, l'Olympiade Culturelle a proposé une série d'événements artistiques, dont des expositions, des spectacles et des installations, illustrant le lien entre sport et culture. 

Après plusieurs années de rénovation, le Grand Palais a rouvert ses portes, accueillant des expositions majeures et redevenant un centre névralgique de la culture parisienne.

Le Musée d'Orsay a proposé quant à lui l'exposition immersive "Un soir avec les impressionnistes, Paris 1874", une expérience en réalité virtuelle plongeant les visiteurs dans l'atmosphère de la première exposition impressionniste​. 

En décembre 2024, un autre moment fort a été la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Après l'incendie dévastateur d'avril 2019, l'édifice a réouvert ses portes le 8 décembre 2024, marquant un moment émouvant pour les Parisiens et les visiteurs du monde entier​.

Ces événements ont contribué à renforcer la position de Paris comme capitale de la culture, offrant aux résidents et aux visiteurs une programmation riche et diversifiée tout au long de l'année. On verra ce que 2025 prépare pour nous! Bonne année !

jeudi 12 décembre 2024

Faisons corps!

J'aime bien parler des expos gratuites car beaucoup de personnes me disent qu'il est impossible de se cultiver à Paris sans dépenser beaucoup d'argent, alors que ce n'est pas tout à fait vrai. Jusqu'au 4 janvier 2025, le MAIF Social Club présente le travail de quatorze artistes réunis sous le titre Faisons corps.
C'est une expo dans laquelle on peut toucher la plupart de ce qu'on voit, où le spectateur n'en est plus un, car il interagit avec certaines des œuvres et, dans quelques cas, il les modifie. Le corps est vu dans son intimité (surtout dans la première partie, consacrée au corps anatomique) mais aussi dans son unicité et son individualité. Le visiteur est également invité à bouger, à se laisser toucher par les autres, et c'est là que le corps est présenté dans sa signification sociale. 
Le titre de l'expo est aussi, quelque part, son objectif, et il est significatif que le lieu qui héberge cette exposition soit un lieu de culture militante et d'éducation informelle en plein cœur du Marais.

mardi 10 décembre 2024

L'histoire de mon lieu de vie: le quatorzième arrondissement


J'habite le quatorzième arrondissement de Paris, auquel je suis particulièrement liée pour une série de raisons. Connu pour ses quartiers vivants et diversifiés comme Montparnasse, Alésia et Plaisance, cet arrondissement est aujourd'hui un véritable carrefour d'art, d'urbanisme moderne et de traditions parisiennes. Mais pour comprendre l'âme de cet arrondissement, il faut revenir sur son histoire, faite de transformations sociales, culturelles et urbaines.

Avant d'être intégré à Paris en 1860, lors de l'extension de la capitale décidée par Napoléon III, le territoire du 14e était principalement constitué de petits villages agricoles. On en trouve facilement la trace aujourd'hui, car en se promenant dans cette zone, on entrevoit souvent des routes pavées bordées de plantes (et parfois meme de quelques animaux fermiers) qui se trouvent aujourd'hui souvent à l'intérieur d'immeubles insoupçonnables à l'allure parfaitement urbaine. Les hameaux comme Petit-Montrouge, Plaisance et Montsouris, tous entourés de terres agricoles, ont joué un rôle important dans la construction de Paris, notamment grâce à l'exploitation des carrières de calcaire qui servaient à bâtir de nombreux monuments parisiens. Plus tard ces carrières ont hébergé les catacombes, aujourd'hui constituant un attrait touristique important. Avec l’annexion de ces communes en 1860, l’actuel 14e arrondissement fut formé, marqué par une urbanisation rapide et une réorganisation du territoire. Dès lors, ce qui était autrefois un espace rural et périphérique devient une partie intégrante de la ville, se dotant peu à peu de ses infrastructures modernes.

La construction de la gare Montparnasse, dans les années 1840, et de la tour Montparnasse dans les années 1960 et 1970 ont aussi contribué au changement du caractère de l'arrondissement. Si la tour a suscité des controverses esthétiques, elle demeure un symbole de l'architecture moderne à Paris. Le quartier Montparnasse a joué un rôle central pour les artistes au début du 20e siècle, car il a attiré nombre de figures artistiques et intellectuelles du monde entier. Dans les années 1920 et 1930, des artistes comme Pablo Picasso, Amedeo Modigliani, et Jean Cocteau y vivaient et fréquentaient des cafés comme La Rotonde, Le Dôme et La Coupole. Ces établissements sont devenus des lieux mythiques de rencontre, où peintres, poètes et écrivains se réunissaient pour débattre, créer et s'inspirer les uns des autres. Le Montparnasse de cette époque était un lieu de foisonnement culturel, surnommé "La Nouvelle Athènes". Ce quartier a vu naître le mouvement surréaliste et a accueilli les débuts de nombreuses stars de l'art et de la littérature du 20e siècle. Aujourd'hui encore, l'ombre de cette période faste plane sur le 14e arrondissement dont la rue de la Gaité affiche toujours complet dans ses nombreux théatres. Plus au sud, toujours dans le 14e, près du Parc Montsouris, on trouvera aussi un quartier des artistes, très reconnaissable par les grandes baies vitrées caractérisant les ateliers-appartements. Dans ce quartier, caractérisé par une grande effervescence créative, se trouve également l'atelier-musée Chana Orloff. 

Aujourd'hui, le 14e arrondissement continue d'évoluer. Ses quartiers, chacun avec une identité propre, allient modernité et tradition. Le parc Montsouris offre un havre de paix aux citadins, tandis que les rues animées du quartier Alésia attirent les amateurs de shopping. Les espaces verts, les écoles et les centres culturels en font un lieu de vie prisé des familles et des étudiants. Le réseau des hypervoisins - un réseau Faceebook et Whatsapp réunissant les habitants du 14e témoigne de l'atmosphère de solidarité qu'on respire dans le quartier. Le 14e arrondissement reste aussi un lieu de mémoire, où l’histoire se mêle à la vie quotidienne. Les anciens ateliers d’artistes de Montparnasse cohabitent avec des immeubles modernes, tandis que des cafés historiques continuent d’accueillir écrivains et rêveurs.

Que ce soit pour flâner dans les ruelles de Plaisance, visiter les Catacombes ou profiter de la vue panoramique depuis la tour Montparnasse, cet arrondissement offre un riche panorama de l’histoire et de la diversité parisiennes.

jeudi 5 décembre 2024

Notre Dame revient à Paris

Le 15 avril 2019, l'un des événements les plus tragiques de l'histoire récente de Paris a eu lieu : un incendie dévastateur a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, l'un des monuments les plus emblématiques de la capitale et un chef-d'œuvre de l'architecture gothique.
L'incendie a débuté vers 18h30 sous la charpente en bois du toit, souvent appelée "la forêt" en raison du grand nombre de poutres en chêne qui la constituaient, certaines datant du XIIIe siècle. En l'espace de quelques heures, les flammes se sont rapidement propagées, détruisant la plus grande partie du toit et menaçant l'ensemble de la structure.
L'image de la flèche de Notre-Dame, conçue par l'architecte Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle, s'effondrant sous les flammes, a marqué le monde entier. Les pompiers ont lutté pendant près de 15 heures pour maîtriser le feu, empêchant ainsi la destruction complète de l’édifice.
L'origine exacte de l'incendie demeure incertaine, mais les enquêteurs privilégient la piste accidentelle, liée à des travaux de rénovation qui étaient en cours à l'époque. La charpente en bois, très ancienne, était particulièrement vulnérable à ce genre d'incident. Aucune trace d'acte criminel n'a été découverte lors de l'enquête.
L'une des pertes les plus symboliques a été la flèche, qui s'est effondrée, ravagée par les flammes. La quasi-totalité du toit, dont la structure médiévale en bois, a été détruite. Bien que l'incendie ait principalement affecté l'extérieur, certaines parties de l'intérieur ont également été touchées, notamment certaines des voûtes qui se sont effondrées sous le poids du toit en flammes. La plupart des trésors de Notre-Dame, comme la Couronne d'épines (relique précieuse), la tunique de Saint Louis et d'autres objets religieux, ont été sauvés grâce à l’intervention rapide des pompiers et des autorités.
Immédiatement après l'incendie, des donateurs se sont mobilisés en France et à l'étranger, pour entamer immédiatement la reconstruction. efforts ont été entrepris pour stabiliser la structure et protéger l'édifice des intempéries. Il a été décidé de reconstruire la cathédrale à l’identique. Le président Macron a confirmé que la flèche serait reconstruite selon les plans originaux de Viollet-le-Duc en 5 ans.
Effectivement il y a quelques jours la statue de Notre-Dame a fait retour dans l'église, et demain, le 7 décembre l'inauguration officielle aura lieu, accompagnée de cérémonies religieuses. Le 8 décembre, jour de l'immaculée conception, auront lieu la première messe et la consécration de l'autel. 

dimanche 24 novembre 2024

Un dimanche à la Sainte Chapelle


L'enceinte du Palais de Justice de Paris abrite un véritable joyau de l'art gothique, un trésor historique et un témoignage du riche patrimoine religieux de la France: la Sainte Chapelle. 
C'est un exemple du gothique rayonnant, un style qui mettait l'accent sur la lumière et les espaces ouverts. Elle a été construite au XIIIᵉ siècle, sous le règne de Louis IX, futur Saint Louis, pour abriter les reliques de la Passion du Christ, dont la plus célèbre est la couronne d'épines. Il ne reste pas beaucoup de ces reliques dans cette chapelle conçue pour les abriter, mais la chapelle haute, illuminée par la lumière qui se diffuse par ses immenses vitraux et qui change en fonction de l'heure et de la siason, permet aux visiteur de baigner dans une beauté qui avait sans doute été pensée pour représenter la grâce.
Cette chapelle originairement réservée à la famille royale et destinée à l'exposition des reliques se compose de 15 verrières de plus de 15 mètres de hauteur, qui couvrent presque toute la surface des murs et illustrent plus de 1 113 scènes bibliques, de la Genèse à la Passion du Christ. La chapelle haute est aussi décorée d'une voûte étoilée et de colonnes dorées, ce qui accentue son côté majestueux. Je vous conseille de la visiter lors des concerts de musique classique qu'on y organise pour rendre honneur à son acoustique exceptionnelle.

Les horaires de visite varient selon la saison. Du 1er avril au 30 septembre, La Sainte Chapelle est ouverte de 9h00 à 19h00, le reste de l'année de 9h00 à 17h00 et elle n'est fermée que le 1er janvier, le 1er mai et le 31 décembre. Je vous conseille en tout cas d'effectuer une réservation dans le site officiel. Pour finir, rappelez-vous que la Sainte Chapelle peutse visiter gratuitement le premier dimanche des mois de janvier, février, mars, novembre et décembre. Bonne visite!




vendredi 15 novembre 2024

Les mondes imaginaires



Il reste encore un petit mois pour aller visiter gratuitement l'exposition Les mondes imaginaires à l'espace Monte Cristo, un espace dédié à la promotion de la sculpture contemporaine niché dans le 20° arrondissement. Cette expo a fait fureur depuis son ouverture au mois d'avril, non seulement parce qu'il n'est pas nécessaire de réserver un créneau pour la visiter (circonstance très rare depuis la fin de la pandémie) mais surtout parce que les artistes choisis ont su s'exprimer par des œuvres qui interpellent tout type de public.
Une en particulier m'a fait penser au projet STRIP dont j'ai parlé plusieurs fois. Il s'agit d'In tissu, une œuvre de Julia Maria López Mesa dans laquelle on peut se nicher. Cette œuvre-cabane a été construite de manière participative avec des morceaux de tissu qui étaient significatifs pour les donneurs, et quand on s'y installe dedans, on entend aussi l'histoire des vêtements et des accessoires qui constituent physiquement l'œuvre. 
Les autres sculptures exposées m'ont parlé aussi bien pour leur réflexion sur l'écologie, sur la mémoire, sur la participation et sur notre monde en général, que pour leur valeur esthétique et pour leur caractère souvent interactif.
Un parcours pour les enfants est proposé également et la plupart des sculptures offrent des pistes de réflexions stimulantes grâce aux explications exhaustives et compréhensibles. Hâtez-vous !
In tissu de Julia Maria López Mesa 


Merci! ❤️

Les narrateurs et le graphiste du projet devant les planches exposées 

Je souhaite remercier tous ceux qui ont participé, hier soir, au vernissage de l'expo du projet STRIP. Nombreux ont été ceux qui sont venus en personne, et encore plus nombreux ceux qui y étaient avec leur cœur ❤️.
Merci aussi à tous ceux qui ont rendu possible la réalisation matérielle du projet par leur aide financière ou par la mise à disposition d'un talent ou d'une compétence.
Au revoir à la prochaine aventure !

lundi 11 novembre 2024

Vernissage!

Paris m'a offert la possibilité de participer au  projet STRIP, auquel j'ai contribué à titre bénévole en racontant une histoire qui me tient à coeur, celle de mon grand-oncle Arturo. Cette histoire a été transformée en BD avec deux autres histoires, ce qui m'a donné un point de vue privilégié sur le montage d'un projet artistique. Je connais maintenant à grandes lignes les principales étapes qui mènent à la publication d'une BD: moodboard, storyboard, planches, lettrage... En outre, l'idée de partage qui est à la base de ce projet est en soi fascinante. 

Concrètement, j'ai été filmée par le collectif Le Réseau pendant que je racontais l'histoire de l'assassinat de mon grand-oncle Arturo, puis j'ai élaboré le storyboard avec l'artiste, Valentin Prévot, et je lui ai donné des indications pour qu'il crée le moodboard. Quand j'ai enfin vu les planches, elles ne correspondaient pas tout à fait au storyboard que nous avions élaboré, mais j'ai considéré que mon histoire s'était transformée, qu'elle ne m'appartemait plus exclusivement (c'était un des buts de l'opération), et je ne suis plus intervenue. La réalisation pratique pose par ailleurs des contraintes que, ne connaissant pas vraiment le langage de la BD, je n'avais pas imaginées. Me voir dans la BD comme personnage a aussi été bizarre, surtout quand mes enfants m'ont dit que je suis beaucoup plus belle que ça! :-) Mais en fin de compte, ça m'a fait du bien de laisser que l'œuvre fasse son chemin et d'accepter que quand on veut partager une histoire, on ouvre la porte à l'imprévu. 

Après un an d'élaboration du projet, les exemplaires vont être enfin imprimés! 

Aujourd'hui aura lieu l'accrochage de l'expo STRIP et ce jeudi 14 il y aura un vernissage mutimédial avec exposition des planches originales, distribution des contreparties du crowdfunding, projection du film montrant une sélection des histoires qui ont participé au projet et une séance de dédicaces avec tous les auteurs. Toutes les informations sont dans l'affiche ci-bas. Je vous attends à l'espace Bouchor!


Affiche de Valentin Prévot